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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 18:17

Bastien Faudot - Candidat du MRC à la présidentielle - Intervention aux Journées d’été Agir à gauche pour gagner. (extraits)

Ceux qui veulent l’Europe contre les Nations veulent aussi l’Europe contre leur peuple.

Ceux qui veulent l’Europe contre les Nations ont un problème politique majeur : ils veulent aussi l’Europe contre leur peuple. En démocratie, c’est un pari perdu. Et c’est pour cela que ça risque de finir très mal.

On n’est pas anti-européen parce qu’on est politiquement hostile au modèle fédéraliste. C’est d’ailleurs le projet fédéraliste qui produit aujourd’hui des anti-européens à la pelle. Pour une raison simple : la méthode dite « des petits pas », voulue par Jean Monnet, c’est une stratégie du fait accompli qui se termine par un gigantesque empêchement démocratique. On est partis d’une idée louable et juste (le rapprochement des peuples européens) que l’on a largement dévoyée par précipitation. Le fédéralisme est un mode de construction politique, un choix, une option qui a échoué. Ceux qui s’y accrochent échoueront avec elle.

Je suis un souverainiste de gauche parce que je pense que la souveraineté est un outil incontournable pour organiser la transformation sociale.

Il est maintenant l’heure de passer à une nouvelle étape. Elle peut sembler plus modeste. Mieux vaut une idée modeste qui fonctionne qu’une idée géniale qui avorte.

Je suis un souverainiste de gauche parce que je pense que la souveraineté est un outil incontournable pour organiser la transformation sociale. Les souverainistes de droite eux, veulent embaumer un vieux cadavre froid, une France éternelle largement fantasmée. Nous avons une responsabilité politique : ne pas abandonner la Nation et l’acquis de la Révolution à ceux qui en feront mauvais usage. Je crois que l’opinion publique est prête, mais il faut pour cela que la gauche de transformation comprenne le rôle qui est le sien.

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commentaires

serge d'agostino 15/09/2016 16:41

je soumets à ta sagacité les qq propos suivants qui expriment qqhose que j'ai déjà évoquée sur ton blog. Qd on voit fonctionner l'UE peut-on vraiment dire que les États-nations ont disparu ? Opposition de certains État, pas toujours les mêmes, lors des conseils européens, domination de l'Allemagne que d'autres États tentent de contrer, etc. Je comprends bien l'argumentation de Faudot et autres souverainistes de gauche : il parle de peuples et pas d’États. Or, les peuples en question renvoient bien aux États donc je ne suis pas hors-sujet. En fait, je crois qu'on peut se demander si l'intégration européenne (et au delà la mondialisation) n'est pas une manière pour les exécutifs de limiter le pouvoir des législatifs. On le voit bien en France, une fois que les décisions sont prises au niveau européen avec l'aval des exécutifs nationaux, le législatif entérine souvent et ainsi se ligote les mains. L'affaire du traité constitutionnel montre même qu'on peut faire voter le peuple qui l'a rejeté, et ensuite faire adopter par le Parlement un texte -adopté par l'exécutif - qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Bref, tout cela pour dire que 1) les États sont toujours là, via leurs exécutifs malgré l'intégration 2) que le saut fédéral est alors une solution pour éviter ou limiter ce que j'ai écrit ci-dessus 3) mais qu'en effet, 3) la voix des peuples (qui peuvent ou non refuser ce saut fédéral) est très mal traduite par les représentants politiques (les parlements) lesquels sont eux-mêmes soumis (plus ou moins) à leurs exécutifs. Donc refuser le saut fédéral pour telle ou telle raison passe par qqchose de compliqué qui casserait la domination de l’exécutif sur le législatif et qui ferait de ce dernier le
véritable écho des choix des peuples (avec évidemment un sacré pb, l'extrème-droite). Un changement de régime en qq sorte.