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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 11:54

L'article 1er bis A de la loi Travail autorise les entreprises à insérer dans leur règlement intérieur "des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés".

En demandant le retrait de l’article 1bis A du projet de loi " travail" l’Observatoire de la Laïcité se trompe gravement.
Il se trompe sur la forme et sa mission
Il se trompe en droit
Il se trompe sur la nature des problèmes qui se posent à la société française.

Il se trompe sur la forme et, en particulier, sur sa mission : le décret qui a créé l’Observatoire et qui définit ses missions ne l’autorise en rien à s’immiscer dans un processus législatif, au beau milieu de celui-ci et de faire ainsi injonction aux élus du peuple. Faut-il lui rappeler que les travaux du Parlement ne sont contraints que par les règlements de nos deux assemblées et, a posteriori, que par les décisions du juge constitutionnel ? Les " juristes " de l’Observatoire feraient bien de respecter le droit.

Il se trompe en droit quand il parle de l’insécurité juridique qu’induirait cet article, introduit à la demande de nombreux laïques, et qui prévoit que le principe de neutralité de l’entreprise peut être inscrit dans son règlement intérieur. Car cette insécurité, elle existait et c’est celle qu’a subie la directrice de la crèche Baby Loup pendant des années sans que ne s’en émeuvent jamais les responsables de l’Observatoire. L’insécurité, c’est celle de l’entreprise Paprec qui a fait adopter une charte de la Laïcité par accord d’entreprise qui pouvait être cassé à tout moment par un tribunal faute de fondement juridique. Les responsables de l’Observatoire en sont-ils restés à une conception archaïque de l’entreprise qui ne serait qu’une juxtaposition d’individus dont il faudrait protéger les libertés individuelles, sans voir qu’elle est souvent devenue une communauté de destin où l’on peut élaborer des projets communs, construire du "commun" ?

Il se trompe encore plus gravement sur la nature des problèmes qui se posent à la société française et que la tragique série d’attentats qui la frappe rendent encore plus sensibles : plus que jamais, les Républicains, les vrais, doivent distinguer les religions et le libre exercice de leurs cultes que la République doit protéger, et les intégrismes, les fanatismes religieux que la République doit combattre sans faille, avec fermeté et détermination. C’est cela la laïcité, un équilibre entre droits et devoirs. Et l’obsession de la garantie de la liberté ne doit pas entraîner la faiblesse dans la lutte contre les intégrismes. C’est une question centrale sur laquelle l’Observatoire continue, hélas, de se tromper gravement.

Jean Glavany, député des Hautes Pyrénées
Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République
Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne,
membres de l’Observatoire de la Laïcité
le 20 juil
let 2016.

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commentaires

glb 02/08/2016 08:33

D'accord avec vous.Ils vont enfermer encore plus ceux qu'ils croient défendre,au nom de la liberté.
Qu'est-ce qu'une liberté dont on n'a pas conscience?

Par contre l'entreprise n'est plus une communauté de destin.
C'est oublier que le salarié est en position de subordination (définition du code du travail) et que la finalité première de l'entreprise est économique .
La société se partage entre les décideurs peu nombreux,les techniciens formés et aux ordres des décideurs,et une foule de petites mains flexibles et jetables.
Les aides et allocations sociales sont les miettes destinées à "construire le commun",c'est-à-dire à éviter les émeutes et conserver l'aptitude à produire de ce vivier de main d'oeuvre.