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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 00:50

Un petit texte retrouvé dans mes notes :

Sans instruction, on ne peut « établir entre les citoyens une égalité de fait » ; sans instruction, les citoyens ne peuvent jouir effectivement des libertés que leur garantit la Constitution : « Vainement aura-t-on déclaré que les hommes ont les mêmes droits ; vainement les lois auraient-elles respecté ce premier principe de l'éternelle justice, si l'inégalité dans les facultés morales empêchait le plus grand nombre de jouir de ces droits dans toute leur étendue », écrit Condorcet dans son Premier mémoire sur l'instruction publique.


L'école républicaine doit reposer sur trois principes :
- Première proposition : l'école a pour fin la liberté.
- Deuxième proposition : il n'est pas de liberté possible sans instruction.
- Troisième proposition : l'instruction consiste en une transmission raisonnée des savoi
rs.

La première proposition présuppose qu'un citoyen libre est un citoyen éclairé. Elle a pour implication l'universalité de l'école : si la liberté est la première fin que doit viser le politique, alors tous les individus devront être instruits. De là découle la nécessité de créer une instruction publique : si l'instruction est un droit-créance, alors l'école doit exister comme une institution placée sous l'égide de l'autorité publique.

La seconde proposition présuppose que l'ignorance est une source d'aliénation. Si l'école doit instruire, c'est parce que le savoir est en lui-même libérateur : il libère de la tutelle de ceux qui savent et qui pourraient profiter du pouvoir que leur confère le savoir.

La troisième proposition présuppose que tout savoir n'a pas à faire l'objet d'une instruction : il y a des savoirs qui ne sont pas du ressort de l'école, cette dernière devant privilégier ceux dont la maîtrise permet d'envisager tous les champs de la connaissance.

De ces trois propositions découle la conséquence suivante : le lieu naturel de l'école est la classe. L'instruction suppose en effet un lieu à l'abri des bruits du monde et dans lequel les savoirs peuvent être déployés en vertu de leurs principes, selon un ordre rationnel.

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