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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 07:19

Un des lecteurs de mon intervention publiée dans le magazine mensuel de la FOL-Ardèche de mars, me dit son opposition à ma référence à E. Quinet et à mon expression : l’école doit contribuer à l’unité nationale.

Selon lui, parler d’unité nationale, c’est confondre les bourreaux et leurs victimes. C’est « jeter par dessus bord tout ce qui dans L’histoire démontre que cette unité nationale n’est que le produit de la force la plus brutale. »

Il conteste aussi mon approche de la question de la place des langues minoritaires et mon refus de ce qu’elles « se voient dotées d’un statut égal à la langue nationale commune et que leur emploi soit encouragé dans la vie publique. Il écrit : « L’école n’a pas à former des citoyens d’un pays limité et éphémère, mais des habitants du monde entier.» En privilégiant le français, l’école serait conviée « à perpétuer la divisions en nations.»

On sent bien la volonté d’universalisme qu’il y a derrière ces critiques.

Dans ma réponse à mon « contradicteur », je lui fais observer que, certes, la violence est évidemment à l’œuvre dans l’histoire de notre Nation, personne ne le nie, mais pour autant, la violence n’explique pas, à elle seule, la construction de la France : la fête de la fédération a bel et bien existé. Par ailleurs, je lui rappelle ce propos de Jaurès qui, en 1911, écrivait dans une revue pédagogique : «… la réalisation de l’unité humaine ne sera féconde et grande que si les peuples et les races, tout en associant leurs efforts, tout en agrandissant et complétant leur culture propre par la culture des autres, maintiennent et avivent dans la vaste Internationale de l’humanité, l’autonomie de leur conscience historique et l’originalité de leur génie. »

Il n’est donc pas question de masquer les errements, les erreurs, les contradictions, de notre histoire nationale mais il n’est pas question, au prétexte de ces erreurs, de ces errements et de ces contradictions de renoncer à comprendre ce qui fait que nous constituons une communauté nationale. Il n’est pas question de s’enfermer, du fait de ces erreurs et de ces contradictions, dans la mauvaise conscience entretenue et le masochisme morbide.

La prétention à l’universalité, qui est la vocation de l'idée laïque, ne doit pas nous conduire à abandonner l’idée de nation à ce qui veulent la dévoyer en nationalisme, ni l’idée de patrie à ceux qui veulent la caricaturer sous la forme du chauvinisme.

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