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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:59

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 26 janvier 2016.

.... / L’état d’urgence n’est pas une procédure de prévention mais une procédure de gestion de crise que l’Etat doit utiliser pour faire face, ce sont les termes de la loi de 1955, à un « péril imminent » ou une « calamité nationale ».

Le « péril imminent » ne se confond pas avec le risque même très élevé d’attaques terroristes. La prévention de ces futures, malheureusement probables, attaques repose sur le travail policier et judiciaire dans le cadre du droit ordinaire. Si le droit ordinaire ne suffit pas, malgré l’accumulation de lois anti-terroristes depuis trente ans, il faut le renforcer et je suis très favorable au futur projet de loi renforçant les pouvoirs de police et du parquet.

Face au djihadisme, la République doit se défendre et avoir les moyens de se défendre.

L’année 2015 a marqué un tournant et nous devons tous sortir d’une certaine naïveté. La menace n’est pas conjoncturelle mais permanente. Par leur ampleur, par leur frontalité, ces attaques n’ont rien de comparable avec les vagues de terrorisme que nous avons connues (terrorisme d’extrême gauche, iranien, libyen ou des islamistes algériens).

Ce n’est pas la procédure d’état d’urgence, qui est avant tout une procédure de maintien de l’ordre, qui va mieux protéger les Français.

Au final, la seule bonne raison de prolonger l’état d’urgence, c’est la politique de la trouille. Non pas la peur légitime d’être frappé mais la trouille de devoir se justifier au lendemain d’une attaque terroriste.

Face à la politique de la peur, face à la culture de mort des djihadistes, la vie doit l’emporter, la vie doit reprendre. Ce mot d’ordre est valable pour les Français comme pour les pouvoirs publics. L’état d’urgence, comme l’opération Sentinelle, ne doivent pas constituer des choix sans retour. La priorité doit être donnée à la sécurité réelle des Français, moins à la gestion psychologique et aux effets de communication.

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