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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 07:21

Faut-il laisser la peur du Front national piloter désormais la vie politique française ?

Faut-il, pour « barrer la route » au Front, renoncer à toute identité propre pour se replier dans une sorte d’unanimisme et se placer, frileusement, sous l’aile protectrice des grands eux-mêmes rassemblés dans une grande coalition ?

Faut-il reléguer la distinction en la droite et la gauche au rang des erreurs historiques ?

C’est ce à quoi nous invitent clairement de nombreuses voix.

«Je pense que nous devons travailler avec le gouvernement, car le Front national est un adversaire commun et que nous l’avons battu ensemble dans les élections. Il faut le battre ensemble par l’action et donc il y a des actions communes que nous devons engager» déclarait J.P Raffarin sur BFMTV, le 14 décembre 2015.

«Si la situation politique l’exigeait, une coalition large ne doit pas selon moi être exclue par principe en France. … Mais des changements d’attitude entre formations politiques peuvent se produire dès maintenant : pourquoi s’interdire de reconnaître des valeurs communes ou de travailler ensemble sur des projets d’intérêt commun ? On ne peut pas éternellement reproduire les mêmes réflexes politiques, qui sont ceux d’un affrontement en partie artificiel » lui répondait P. Moscovici dans les Échos, du 16 décembre 2015.

A quels renoncements nos « élites » politiques nous préparent-elles ?

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commentaires

Gège 10/01/2016 20:22

Jacques Nikonoff semble avoir bien analysé la stratégie électoraliste des socialistes. Il écrit en janvier 2016 :
"La promotion du FN par le PS va donc s’amplifier jusqu’en 2017. Car le PS, finalement, grâce notamment à l’hystérisation de la fin de campagne autour du FN, ne s’est pas trop mal sorti des régionales, alors que le rejet suscité par sa politique aurait logiquement dû le conduire à la débâcle. Son résultat est en tout cas moins catastrophique que celui de la droite quand elle était au pouvoir, lors des scrutins de 2004 et 2010 où celle-ci avait perdu toutes les régions, sauf l’Alsace. Obtenir la présidence de cinq régions relève même du miracle, grâce au FN. Dans cette configuration, François Hollande pense qu’il conserve toutes ses chances pour 2017, d’autant que la posture consensuelle qu’il a adoptée après les massacres du 13 novembre et l’opération COP 21 sont pour lui un atout considérable, le hissant au statut de «père de la nation». C’est pourquoi il est parvenu à déconnecter sa situation personnelle du résultat du PS aux élections régionales, son «baromètre de confiance» étant largement au-dessus du score du PS (23%). Toutefois, pour être réélu président de la République en 2017, François Hollande, aujourd’hui en 3e position, doit se placer en tête au 1er tour en rassemblant la gauche, pour gagner ensuite au second en élargissant son périmètre.