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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 10:19

La violence de propos avec laquelle est actuellement mené le débat sur la déchéance de nationalité (DN) est tout à fait étonnante sans pour autant que cette violence vise la véritable intention politique de la proposition que font conjointement le 1er ministre et le président de la République.

En effet, de quoi s’agit-il exactement ?

Personne ne croit que la déchéance de nationalité peut détourner de leurs objectifs des terroristes à qui la perspective de perdre, post mortem, leur nationalité française ne doit faire ni chaud ni froid. L’objet de la mesure ne tient donc évidemment pas dans la recherche d’efficacité en matière de lutte contre le terrorisme. C’est une opération purement politique destinée à cliver encore un peu plus la gauche et qui s’inscrit dans le glissement vers le centre et la droite qu’opèrent, depuis des mois, le premier ministre et le président cherchant ainsi une nouvelle majorité pour la future présidentielle. Le propos ne peut que préoccuper tous ceux qui se réclament des valeurs du socialisme hérité de Jaures.

M. Valls voulait changer le nom du parti en renonçant au qualificatif de socialiste, il voulait des listes communes droite/gauche pour faire barrage au F.N, il a fait se retirer des candidats du P.S aux régionales et il a appelé à voter à droite, aujourd’hui il se coupe un peu plus de toute une fraction de ses « amis politiques » (au rang desquels un ancien premier ministre et probablement certains de ses ministres actuels) sur un sujet à portée constitutionnelle qu’il emprunte à la droite extrême. L’objectif se dessine de plus en plus nettement : foin de la gauche, foin des alliés à gauche, cap au centre et à droite ! E. Macron fait le job en matière économique, Hollande et Valls assurent le suivi politique.

C’est le droit du 1er ministre et du président de choisir cette politique et cette tactique. Ils n’avaient pas été élus pour ça.

S’il est donc permis de faire un vœu pour 2016, c’est que la manœuvre échoue et que ses acteurs sortent de l’histoire. Il faudrait pour cela que les forces de gauche trouvent enfin les moyens de se parler, de se coordonner et de s’unir….

On peut rêver, non ?

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