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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 21:20

La décision du P.S de retirer ses listes là où la gauche est arrivée en troisième position fait débat. Ceux qui ont pris cette décision en ont-ils exactement pesé toutes les conséquences ? Je voudrais en être certain.

Compte tenu des écarts des voix, il n’est en effet pas évident que ces retraits soient efficaces pour barrer la route au F.N. Combien seront-ils les électeurs qui n’ont pas choisi la droite au premier tour à accepter de renoncer à leurs convictions et contribuer ainsi à faire élire un candidat du parti de Nicolas Sarkozy ? La politique de la droite flirte trop souvent, sur trop de sujets avec celle de l’extrême droite, comme le prouve la porosité des deux électorats, pour que cette décision de transfert de vote aille de soi. Une élection régionale n’est pas une élection présidentielle !

D’autre part, ce retrait place la gauche dans une situation totalement ubuesque.

Dans les 6 prochaines années, dans les régions concernées, il n'y aura aucun élu de gauche pour porter le point de vue d’une part non négligeable de l’électorat. Droite et extrême droite seront laissées face à face, maîtresses des décisions, sans qu’on puisse dire aujourd’hui qui contrôlera l’exécutif et qui sera minoritaire. Une élection à la proportionnelle, qui permet une représentation moins inéquitable, est transformée en une élection majoritaire par abandon pur et simple d’un partenaire à la suite d’une décision hâtive. Pendant six ans, la voix de la gauche disparaîtra de deux assemblées régionales. Qui pourra, dans ces régions, faire obstacle à la mise en place d’une politique de droite « pure et dure » mise en œuvre par l’un des deux comparses et soutenue par l’autre ?

Une majorité de ceux qui sont allés voter a placé le F.N en tête dans six régions.

C’est regrettable et dangereux.

Faut-il pour autant essayer de biaiser le résultat et condamner les électeurs ou faut-il s’interroger sur les raisons qui les ont fait opter pour ce choix ?

Ce parti peut l’emporter dans trois ou quatre régions.

Faut-il, en plus, lui laisser le champ libre en désertant les lieux où se débattront les décisions et renoncer à porter les intérêts de tous ceux qui n’ont fait ni choix du F.N ni celui de la droite classique dont on ne peut attendre qu’elle prenne en charge la défense des électeurs de gauche.

Le choix du retrait méritait, avant d’être fait par un état major restreint, d’être débattu pendant vingt-quatre heures par les candidats et leurs électeurs. Est-on en effet bien certain que le retrait de la gauche placée en troisième position fera obstacle au F.N ? Ne peut-on pas craindre que, au contraire, elle le nourrisse en proposant, dans la confusion, un soutien à des candidats qui portent un projet qui n’a rien à voir avec celui de la gauche ?

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