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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:58

Le Sénat vient d’adopter ce soir la « question préalable » opposée au projet de loi constitutionnelle sur la charte des langues régionales, mettant ainsi en échec la tentative de ratification imaginée par le Gouvernement à quelques semaines des élections régionales. Le régionalisme en France est faible, ça n’est pas une raison pour le flatter par une entreprise dangereuse et artificielle.

Les langues régionales ont toute leur place dans la société mais il n’y a pas de droit individuel, et encore moins collectif, à les pratiquer dans la vie publique. Le décalage est frappant entre la musique républicaine des discours officiels et cette entreprise politique qui reviendrait à introduire un cheval de Troie linguistique.

Signée par la France en 1999, la charte des langues régionales et minoritaires n'a jamais été ratifiée au vu de lourdes difficultés juridiques et constitutionnelles mises en évidence à plusieurs reprises par le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel. Au-delà du débat juridique, la raison de cette réticence est simple : le Français est la langue de la République, une et indivisible, et le ciment historique de notre nation.

La loi française n’a jamais constitué une entrave à la sauvegarde des cultures locales et des langues régionales. D’ores et déjà, ces langues figurent sur les panneaux de signalisation et les documents administratifs. Elles font même l'objet d'un soutien déjà important des pouvoirs publics qui permet à 270.000 enfants de recevoir un enseignement en langue régionale.

Que changerait donc dans les faits la ratification de la charte, sinon apporter une reconnaissance symbolique aux particularismes locaux et saper ainsi la cohésion nationale ?

C’est bien parce que ce débat est politique et met en danger les fondements mêmes de notre République qu’il ne faut rien céder. Le Sénat a, ce soir, adressé un message fort.

Communiqué du Président du M.R.C

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