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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:28

La crise grecque a fait surgir un débat : être souverainiste ou pas ?

La notion de « souverainisme » est une notion ambigüe.

Elle est souvent utilisée pour masquer un nationalisme cocardier voire purement xénophobe.

La notion de souverainisme nous vient du Canada. Le mouvement souverainiste québécois vise à faire du Québec un État souverain, indépendant de la fédération canadienne.

Le souverainisme se définit ainsi comme portant défense de la souveraineté nationale par opposition au transfert de l'exercice du pouvoir à un niveau supranational, fédéral par exemple.

On peut se dire souverainiste, me semble-t-il, s’il s’agit de dénoncer le déficit de démocratie que les transferts de compétence entraînent trop souvent en confiant à des technocraties non élues (commission européenne) des pouvoirs qui sont ceux du peuple souverain. A cet égard le peuple grec, en refusant le diktat de Bruxelles a fait acte de souverainisme : on ne décide pas pour moi ! (Même si, au final, l’européisme paraît avoir gagné.)

Il est beaucoup moins légitime de le faire si cette affirmation masque un nationalisme sournois qui voit dans le transfert de compétence un obstacle à l’affirmation de l’identité nationale

La vraie question n’est pas, de mon point de vue, de savoir si on est souverainiste ou pas, la vraie question est de savoir à quel niveau et sous quelle forme on considère que doit s’exercer la souveraineté pour répondre aux besoins des peuples. Il semble que, aussi longtemps qu’il n’existera pas un peuple européen, c’est encore au niveau des Etats nationaux que la souveraineté populaire peut le plus légitimement s’exercer. Je ne sais pas si c’est là du souverainisme mais je sais que cela relève du simple bon sens républicain.

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commentaires

Gège 18/10/2015 09:10

Cette réflexion mérite, par sa clarté et sa concision, des compliments. Il me semble que la seule souveraineté qui prime dans une société dite démocratique est celle qui respecte deux principes :
1- le principe de souveraineté populaire (et non sélective ou censitaire comme ce fut le cas au XIX° siècle).
2- le principe de l'adéquation de cette souveraineté dans les faits quotidiens entre le peuple (à mieux définir) et ses mandants (je n'écris plus représentants tellement cette représentation est usurpée de nos jours).
Et surtout, ne plus faire dépendre la souveraineté du principe électif, car la confusion atteint alors le cynisme et donc le contraire de la reconnaissance des deux principes cités.
Quant au(x) nationalisme(s), qu'ils soient exacerbés ou patriotes ils n'ont rien à voir avec la souveraineté, me semble-t-il. Les multiples Déroulède, Le Pen, Orband...en sont la preuve malgré leur discours pseudos-anti-supranationaux.

Gège 18/10/2015 07:39

Cette réflexion mérite, par sa clarté et sa concision, des compliments. Il me semble que la seule souveraineté qui prime dans une société dite démocratique est celle qui respecte deux principes :
1- le principe de souveraineté populaire (et non sélective ou censitaire comme ce fut le cas au XIX° siècle).
2- le principe de l'adéquation de cette souveraineté dans les faits quotidiens entre le peuple (à mieux définir) et ses mandants (je n'écris plus représentants tellement cette représentation est usurpée de nos jours).
Et surtout, ne plus faire dépendre la souveraineté du principe électif, car la confusion atteint alors le cynisme et donc le contraire de la reconnaissance des deux principes cités.
Quant au(x) nationalisme(s), qu'ils soient exacerbés ou patriotes ils n'ont rien à voir avec la souveraineté, me semble-t-il. Les multiples Déroulède, Le Pen, Orband...en sont la preuve malgré leur discours pseudos-anti-supranationaux.