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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 18:55

Nous voulons bien accueillir des réfugiés…. s’ils sont chrétiens !

Les maires qui prennent cette posture prennent une responsabilité dont ils ne mesurent sans doute ni les conséquences ni la portée. Je veux le croire, car, si tel n’était pas le cas, il serait extrêmement préoccupant que des élus républicains puissent, en conscience, tenir de tels propos.

Partager la même religion n’a jamais été une garantie de paix sociale. L’imaginer serait oublier un peu vite l’histoire même de notre pays. Une commune religion ne garantit pas que l' intégration irait de soit.

Faut-il rappeler à ces maires, par exemple, le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes en août 1893 ?

Cette année là, la compagnie des salins du midi recrute pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît alors l'Europe (déjà) alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré un grand nombre d'ouvriers et notamment pas mal d’étrangers. Au soir du 16 août, une rixe oppose des ouvriers italiens (en général catholiques) aux ouvriers français (en général catholiques) appuyés par des villageois (eux aussi catholiques). Au soir du 17, on dénombre officiellement 9 morts parmi les travailleurs italiens. La religion commune n’a pas pesé lourd.

Pour faire face aux problèmes que connaissait alors notre pays, dans une logique de rationalisation et de régulation de l'immigration, le gouvernement de l’époque avait pourtant pris des mesures comme la mise en place de « quotas », ou l'obligation, dès 1890, d'avoir une carte de séjour obligeant chaque étranger à se faire connaître auprès de la mairie du village où il réside.

On ne peut pas résoudre pas les problèmes par des mesures de quotas et d’autant moins si la religion – ou l’irréligion – de chacun est une affaire intime. Elle n’est constitutive de l’identité sociale de personne. Elle ne peut pas servir à trier, classer, sélectionner les hommes. Oser envisager de faire intervenir ce critère pour quelque usage que ce soit ce n’est rien moins que faire régresser l’humanité aux temps les plus noirs de son histoire.

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