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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:44

Nice-matin : Quel regard portez-vous sur la gauche française aujourd'hui ?

Jean-Pierre Chevènement : Elle est aujourd'hui clairement en fin de cycle. Depuis le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et en fait depuis 1983, le Parti socialiste refondé à Epinay en 1971 ne peut plus se dire socialiste, ce que Manuel Valls a d'ailleurs entériné quand il a proposé que le Parti socialiste change de nom. Le PS bénéficie d'une rente de situation institutionnelle : il revient aux affaires quand le rejet de la droite est trop fort, en 2012 par exemple. A défaut de projet social, il propose des réformes sociétales. Depuis 1984, le Front National file sa pelote. Jean-Luc Mélenchon, malgré ses qualités de tribun, a échoué à faire surgir un « Syriza » à la française. Nous allons donc entrer dans une zone de tempêtes politiques. Le monde a profondément changé. Et la gauche française n’a pas su renouveler son offre.

Comment espérer vraiment sortir de la spirale du chômage ?
En réindustrialisant le pays à partir de technologies d'avenir et en favorisant réellement les PMI. Ma conviction est qu'on devra procéder à un réaménagement d'ensemble du système monétaire européen. L'hétérogénéité de la zone euro condamne à terme la monnaie unique. Il faut lui substituer une monnaie commune et redonner de la flexibilité à ce système si on ne veut pas enfermer l'Europe dans une stagnation de longue durée.
Encore faudrait-il qu'il en ait la volonté.

Si c'était à refaire, vous seriez encore candidat à la présidentielle de 2002 (5,33 % des voix) ?
Bien entendu. J’'ai ouvert un chemin : celui d’'un pôle républicain de salut public. Les propositions que j’ai faites gardent toutes leur pertinence. Plutôt que de s'interroger sur sa ligne politique et sur les erreurs de sa campagne, le Parti Socialiste a voulu faire de Jean- Pierre Chevènement le bouc émissaire de sa défaite. Il va retrouver le même problème en 2017, aggravé par sa cécité : Le Pen était à 17 % en 2002, sa fille est aujourd'hui à 25 %. Il serait temps de s’interroger sur la politique qui a mis le FN à cet étiage !

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commentaires

Gège 10/06/2015 07:21

La cécité au P.S est la qualité première des dirigeants. Voir les rodomontades du congrès de Poitiers. Tous les discours sont des modèles de langue de bois. On ne doit plus (c'est un devoir citoyen) espérer quoi que ce soit de ces édiles formés à l'école du néo libéralisme. Ils ont tué l'esprit de Jaurès et ne le savent même pas. Mais surtout, "notre ignorance et notre indifférence est leur pouvoir"