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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 22:58

Le mode de communication adopté par le maire de Valence sur la question de ses indemnités dans la presse de samedi est caractérisé par une déformation des propos de ces adversaires et par une sincérité à éclipse.

Personne n’a jamais prétendu, ni donné à croire, que le maire, président de l’agglo et vice président du conseil général gagnait 9 900 euros par mois. Le texte de mon blog, repris par la presse dit précisément : « Charges déduites il doit rester un peu plus que les 6 000 euros annoncés ». Ne pas vouloir entendre cette précision relève d’une lecture tronquée et d'une volonté de polémique.

Par ailleurs, Monsieur le maire a la bonté de rappeler que, ancien adjoint chargé des ressources humaines, je connais le mode de calcul des indemnités des élus. C’est exact. Voici quelques explications pour comprendre la source de la controverse.

1° Un élu a la possibilité de s’acquitter de ses charges fiscales sous forme d’un prélèvement à la source. Le net à payer mensuel figurant sur sa feuille de paie sera donc réduit du montant de ces impositions.

2° Lorsqu’il émarge à plusieurs budgets, l’élu désigne laquelle de ses indemnités supportera la totalité de sa charge fiscale. C’est probablement la disposition prise par N. Daragon qui fait porter sur ses indemnités de Président de l’agglo la totalité des impôts dus au titre de ses indemnités. C’est ce qui explique qu’une indemnité votée à hauteur de 2 480 euros donne une fiche de paie de 779 euros.

3° Par ailleurs un élu a la possibilité d’activer certaines dispositions particulières comme, par exemple, celle qui lui permet de doubler le montant de ses cotisations retraite afin d’acquérir des points supplémentaires pendant la durée de son mandat. Ces prélèvements supplémentaires réduisent évidemment le « net à payer » mensuel mais n’en constituent pas moins un revenu salarial puisque la retraite n’est qu’un salaire différé.

Lorsque « monsieur tout le monde » reçoit son salaire net, cela s’entend avant prélèvement fiscal, paiement éventuel de cotisations de retraites complémentaires volontaires ou constitution d’un patrimoine d’épargne. Lorsque N. Daragon montre à la presse des feuilles de paie pour un montant global de 6 000 euros il s'agit d'autre chose. L’honnêteté voudrait que, a minima, il précise que ces revenus nets sont d’impôt et éventuellement allégés de dispositions particulières, ce qui, évidemment, prendrait une nouvelle signification pour une opinion publique habituée à un autre régime. Un journaliste curieux devrait d’ailleurs s’être interrogé sur le fort décalage entre les indemnités votées et les indemnités reçues.

Le maire ne ment pas. Il ne s'abaisserait pas à cela. Mais il dissimule et c'est un art.

Il gagnerait donc à lire précisément ce que j’écris et à jouer réellement le jeu d’une transparence sans ombre. La sérénité du débat y gagnerait.

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