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  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:27

J’hésite toujours à parler  de mensonge mais, dans ce cas, je crois qu’il faut se résoudre à utiliser le mot tant le choix de ne pas dire la vérité paraît traduire une volonté délibérée de tromper les valentinois.

Lundi 16 juin, réunion extraordinaire du conseil municipal. Le maire exhibe un audit financier de la ville dont  l’objectif est de montrer que les caisses sont vides et que la ville est menacée, à terme, de mise sous tutelle du fait de la mauvaise gestion de l’équipe sortante. A preuve : l’épargne nette permettant l’autofinancement des investissements (différence entre les recettes  et les dépenses de fonctionnement) serait réduite à 900 000 €. La ville ne pourrait donc plus investir.  Ce chiffre est redonné dans un tract distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les boîtes aux lettres des valentinois.

Lundi 30 juin, réunion du conseil municipal. Affectation des résultats de l’exercice 2013.  On s’aperçoit alors que l’excédent de fonctionnement à reporter est de 8 588 282,84 euros  et donc que la capacité d’autofinancement est de 9 431 099,00 €, soit pratiquement dix fois ce qui était annoncé le 16 Juin (voir page 6 du rapport budgétaire).

Le maire a-t-il ouvert un tiroir secret ? A-t-il brutalement découvert, divine surprise,  9 millions au fond de ce tiroir.

Non ! Le 16 juin Il a tout simplement caché la vérité des chiffres pour noircir une situation complexe mais qui n’a pas le caractère dramatique dont il veut la colorer. Il veut jeter  le discrédit sur ses prédécesseurs et préparer le renoncement à certaines de ses promesses électorales démagogiques.

La méthode n’est pas nouvelle. Elle n’est pas honorable

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commentaires

Bourlatier 01/07/2014 21:08

Un conte enfantin s 'apelle Merlin l enchanteur

Bourlatier 01/07/2014 21:07

Un conte enfantin s'apelle Merlin l enchanteur

Serge d'Agostino 01/07/2014 18:47

je ne suis pas un spécialiste des finances locales. Le 4 pages diffusés dans nos boîtes aux lettres suscitent qq interrogations. Sauf erreur, la référence à d'autres communes comparables n'apparaît qu'une fois 'à propos de la fiscalité). La hausse de la dette par habitant ne signifie rien car peut-être était-elle anormalement basse en 2008. Et puis ce qui compte, c'est ce à quoi sert la dette. D'où même remarque pour le graphique sur l'encours (dont le chiffre pour 2014 est suprenant tant il est décalé par rapport au reste). A la rubrique Épargne, le passage des recettes-dépenses à l’épargne disponible n'est pas clair alors que la rédaction laisse entendre que c'est évident (le surplus des dépenses (totales ? De fonctionnement ?) diminue pour atteindre 5,8 millions, surtt à partir de 2012, et alors ? Pour les dépenses de fonctionnement, on me dit qu'elles sont de 81,2 millions et que ça fait 65,3% des dépenses. Donc les dépenses totales sont de plus de 124 millions et ce n'est pas le chiffre figurant dans le graphique précédent sur les recettes et dépenses. En revanche, on indique bien que les produits = 90,7 millions ce qui correspond aux 91 du graphique précédent. L'évolution des recettes fiscales n'a pas d'intérêt en soi sans l'usage qu'on en fait. Si en 2008, l’imposition était anormalement basse (ce que je ne sais pas !), c'est normal qu’elle augmente pour fournir les moyens de payer des dépenses qui sont peut-être utiles ! Si elles ne le sont pas, il fallait le dire. Pour les dépenses d'investissement, les données du commentaire complètent celles du graphique. Je remarque une hausse des dépenses équipement par habitant de 25% environ et même de 50%si on prend 2010 comme base. Là encore, sauf erreur, qui dit équipement dit investissement. Pourquoi donc dénoncer une hausse de l'investissement ce qui en principe est une bonne chose pour l'activité ? Les recettes perçues diminuant du fait des transferts à l'agglo, il faudrait donc systématiquement réduire les dépenses d'équipement. Imaginons, que l'agglo décide d'utiliser ses recettes pour financer une salle de concert installée à Beaumont, cela suffit-il, surtt en période de crise, pour justifier une réduction des dépenses d'équipement de Valence ? Pour moi, la réponse n'est si évidente que ça. Je n'ai rine à dire que les hypothèses d'évolution dont le détail me manque malgré les qq indications fournies. C'est juste de dire qu'il faut se préoccuper de l'évolution de finances, mais sans référence aux choix politiques sous-jacents, c'est sans intérêt.
Pour finir, et c'est au delà du sujet dont je discutais jusqu'alors, je rêve d'un document qui ferait une étude d'impact des dépenses et recettes de la commune sur l’activité locale. par exemple, L'effet d'une hausse ou d'une baisse des impôts sur les achats des valentinois et l’activité commerciale ; idem sur l'emploi. Idem des effets des dépenses.. Etc. Là, il me semble qu'on est tj dans l'idée qu'une commune se gère comme le budget d'un bon père de famille. Que tte hausse d’impôt et/ou de la dette et/ou des dépenses, c'est mal. Dommage.