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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 01:54

Passé l’orage, pensées les blessures les plus vives, il faudra bien s’interroger au fond – et collectivement - sur l’ensemble des causes – nationales et locales et leurs interférences -  qui peuvent expliquer l’ampleur de la défaite du dimanche 30 mars si l’on veut s’engager sur la voie d’une guérison efficace.

Certes, le rejet massif des partis de gauche au plan national  (qui tous laissent des plumes dans la bataille qu’il s’agisse du P.S du PCF ou des Verts) rendait extrêmement fragile la défense des réalisations municipales. Force est d’admettre que, quelle que soit la stratégie adoptée (liste unique ou non au premier tour), le choix des électeurs s’est avéré tel que la défaite était quasiment  imparable. Mais, puisqu’une large majorité des électeurs a jugé bon de privilégier la condamnation de deux ans de quinquennat (en votant à droite ou en s’abstenant d’aller voter) plutôt que la valorisation de six ans de réalisations locales, il faut se poser eux questions :

  1.  Avons-nous  correctement et intelligemment défendu ces réalisations.
  2. L’organisation politique actuelle et les partis qui la structurent ne sont-ils entrés dans une phase d’obsolescence telle qu’il faut penser  une redistribution complète des cartes sauf à ouvrir la porte aux pires des aventures ?

 

Si les décideurs politiques ne traitent pas sérieusement cette deuxième question, il faudra que les citoyens eux-mêmes s’en apparent.

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commentaires

Paulo 07/04/2014 14:33

Je me répète : Votre bilan de mandat était inaudible tant les préoccupations des citoyens (particulièrement ceux qui se sont abstenus ou qui ont votés pour le FN, ce qui fait quand même 50% du corps électoral) sont essentiellement la situation catastrophique de l’emploi, la pression fiscale continue sans résultats probants, et un doute de plus en plus fort sur les politiques menées, et donc sur l’avenir de notre pays. Le vote UMP n’est pas un vote d’adhésion (a part pour son noyau dur, conservateurs, ultra-libéraux qui trouvent qu’il faudrait aller encore plus loin dans la libéralisation économique : faire sauter les 35H, le SMIC, dépoussiérer le code du travail, ..), mais la énième alternance d’une même politique menée depuis l’avènement du libéralisme que ce soit par la droite ou par la « gauche ».
Politique qui échoue.
Maintenant je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que tous les partis de gauche ont subis cette déroute ; là ou Ecolos et Front de gauche (souvent sans le PC) ont réalisés des accords en proposant une alternative politique sans concession aux socialistes, les résultats sont très intéressants. (Voir le « laboratoire » Grenoblois).
Votre questionnement sur la validité ou l’obsolescence des partis politique tels qu’ils sont organisés me semble devoir être une question essentielle qu’il faut dorénavant aborder. Il est temps d’imaginer un mode d’organisation transversal, plus fluide, a géométrie variable, participatif, s’appuyant sur toutes les expérimentations sociales qui essaiment déjà dans les territoires et préfigurent le monde à venir : très décentralisé avec une prise en main au plus près des citoyens des problématiques d’aménagement des territoires, de la transition énergétique, du modèle économique à développer (économie circulaire) etc. La difficulté de l’exercice étant de préserver la nécessaire cohérence de ces politiques, une juste répartition (redistribution) des efforts de transformation et de leurs fruits au niveau national, (voir européen, voir …) Tout cela était assuré par l’état centralisateur moribond. Un sacré défi, qui demande une redéfinition de la pratique démocratique et des institutions. Notre 5éme république est à bout de souffle, il va bien falloir tenter d’imaginer une alternative.