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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 08:00

La réforme de 1962 instituant l'élection du président de la République française au suffrage universel direct avec sélection de deux candidats - et de deux seulement - au second tour, pousse  à une bipolarisation de la vie politique française qui n’est pas sans conséquences – dommageables -  sur le vie démocratique du pays.

En effet, bien qu'il existe une multitude de nuances de pensées et donc de formations  politiques qui les expriment, il est extrêmement difficile – du fait de cette bipolarisation -  de permettre  l’expression de cette diversité et surtout de rendre possible l’accès à des  prises de responsabilité par ceux qui les portent.

Pour tout un ensemble de raisons à la fois économiques (les campagnes électorales sont onéreuses) culturelles (les conditions d’accès aux médias sont complexes), etc … la présence de représentant  de la « diversité politique » dans les instances de décisions : conseils  municipaux, communautaires, généraux, régionaux, au parlement passe nécessairement par des alliances électorales (et donc de compromis)  qu’ils sont contraints de passer avec l’un des deux principaux partis.  Ce sont les chefs de ces partis (UMP et PS en l’occurrence)  qui décident, selon les circonstances et leur propres intérêts, de la place qu’ils veulent bien accorder aux représentants de ces «autres  pensées » qui servent, dans des proportions très contrôlées, parfois à témoigner de « l’esprit d’ouverture » du parti majoritaire, parfois simplement à lui fournir des compétences.

La France vit sous le régime de droit du multipartisme et de la liberté d’expression. C’est heureux.

 Sa vie politique fonctionne de fait sous le régime de la bipolarisation et de la tentation permanente du bipartisme. Je ne suis pas certain qu’il faille s’en réjouir.

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commentaires

Gège 22/01/2014 08:29

Deux remarques :
* depuis 1962 (contexte tout de même particulier...mais qui a changé depuis lors), tous les rouages institutionnels de la nation s'accordent à valider, renforcer, accréditer la thèse de l'efficacité du bipartisme. Même (et surtout) dans les programmes d'histoire, les concepteurs-rédacteurs (des I.G, des I.P.R...) diffusent l'idée de "l'indispensable fait majoritaire qui a fait défaut à la IV° république et qui explique sa chute".
* le seul groupe à revendiquer la tenue d'une assemblée Constituante pour éliminer cette anomalie démocratique n'est pas en position de l'imposer (Front de Gauche) électoralement.
Alors que faire?