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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 08:20

Une longue, très longue, séance de mise en place de l’agglomération Valence Romans Sud Rhône Alpes a eu lieu hier à Alixan.

Les conditions de cette séance d’installation n’ont pas permis d’en faire la réunion consensuelle qui devrait marquer la naissance d’un nouvel établissement de coopération intercommunale.

En effet un certain nombre de communes qui ne le désiraient pas ont été contraintes d’intégrer cette grande agglomération. On ne devrait pas pouvoir imposer à des communes - à qui  la constitution reconnaît le droit à la libre administration - des regroupements qu’elles ne souhaitent pas.

C’est pourtant ce qui a été fait en application d’une procédure exceptionnelle qui permettait au préfet d’imposer la création de VRSRA en passant outre le vœu d’une majorité de communes de ménager des étapes vers ce grand regroupement éventuel qui pourrait, peut-être, s’imaginer à l’horizon d’une histoire, mais certainement pas à son début.

Dès lors certains étaient absents et certains présents ont marqué leur réprobation en refusant de participer à l’élection du Président et des Vice-présidents ou en votant blanc ou nul. Alors que le conseil est théoriquement composé de 110 membres, il n’y a jamais eu plus de 82 votants. Les élus l’ont été dans une fourchette de 49 à 69 voix, ce qui est honorable mais ne révèle pas une adhésion incontestable et enthousiaste à la structure.

Reste que cette installation est encore suspendue à la décision de Tribunal administratif qui doit statuer en appel sur le recours introduit par 8 communes.

VRSRA aurait pu naître dans de meilleures conditions.

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commentaires

riri 14/01/2014 16:05

Pour moi, vous trouverez peut-être que j'ai tort, Gérard, l'intérêt de Valence se combine bien évidemment avec celui des villages qui l'entoure. Etant contre la surexistence de toutes ces communes trop nombreuses -dont on voit bien là le rôle uniquement négatif qu'elles jouent dans la construction d'un projet fédérateur et porteur d'avenir telle qu'une grande communauté d'agglo- je ne peux qu'être satisfait que l'Etat se soit impliqué pour "imposer" ce schéma intercommunal. Il faut savoir, soit l'on se plaint d'avoir un Etat faible sans autorité, soit l'on souhaite le conforter dans ses missions et à mes yeux la recomposition du maillage territorial ne peut évidemment se faire sans lui, sans son avis. Entre ceux qui rechignent à construire un projet cohérent, qui veulent rester dans une vision archaïque, complexe, illisible et étriquée du fonctionnement de l'intercommunalité et ceux qui voient l'intérêt général de l'ensemble de ce territoire (toutes communes confondues) et à plus longue échéance, je choisis les seconds. Donc il n'y a pas pour moi de déni de la démocratie locale, on n'a pas supprimé les communes ni leurs conseils municipaux, l'on a simplement aidé une ville-centre à s'affirmer dans le rôle qui lui incombe et qui incombe à toutes les villes-centre. Désolé, il se trouve en plus que c'est ma ville de coeur. Je serais habitant de Chatuzange ou d 'Etoile, je verrais les choses exactement de la même façon et je comprendrais cette logique. Je suis persuadé que les habitants des villages sont bien plus ouverts à des perspectives larges pour l'intercommunalité que ce que veulent bien le dire leurs élus récalcitrants. Personnellement je considère que c'est l'attitude adoptée par ses élus qui ne se sont même pas déplacés qui devrait choquer. Comment nous ne sommes plus en France, ce n'est pas la Drôme, n'est-ce pas le même territoire et les habitants du pays de Romans ne viennent-ils pas travailler ou se détendre à Valence ? A-t-on besoin de cinq à dix structures intercommunales, de multiplier les instances pour répondre aux attentes des habitants de ce territoire ? Quel message envoient-ils à leurs administrés en se comportant de cette manière ? Est-ce exemplaire ? Faut-il en plus les applaudir ?
A refuser l'évidence ces élus là ne démontrent qu'une chose à mes yeux leur conservatisme, leur peur de toute évolution et ils font de l'obstruction. Découvrent-ils tout d'un coup que leurs communes se trouvent dans la plaine de Valence ? Se plaindront-ils que l'on cherche à désenclaver leurs communes quand on développera les transports en commun jusque dans leur village ? Alors il faudrait que ces communes ne fassent que profiter des avantages de la proximité de la ville sans jamais à avoir à en endosser les inconvénients ? A quoi rime cette victimisation excessive et ne peut-on espérer de la part de ces élus un peu de bon sens et d'esprit constructif ? C'est trop facile de se contenter de protester : heureusement que l'Etat a joué son rôle.
Je n'étais pas -au départ- pour qu'on aille à ce rythme là dans la construction de cette grande agglo. Je souhaite bien évidemment que la partie ardèchoise de l'agglo intègre Valence-Romans Agglo (ce qui en aggrandira encore plus son périmètre, sa légitimité et son autorité dans la région), mais ce que j'ignorais alors c'est que Lyon allait se constituer en métropole de plus d'un million cinq cent mille habitants à moins d'une heure de Valence, que la survie du département du Rhône était en jeu. Que veut-on ? Se contenter d'être de simples spectateurs ? Laisser à Lyon ou Grenoble le soin de régir notre avenir ? Ne pas entrer pleinement dans le 21ème siècle et rester dans une vision uniquement nostalgique des territoires? Est-ce responsable ? Les enjeux pour l'ensemble du territoire du Rovaltain se conjuguent, que l'on habite en ville-centre, en agglomération, en périurbain ou dans le monde rural, il y a un équilibre à trouver et ce n'est certainement pas en multipliant les structures et les syndicats que l'on parviendra à le rétablir un tant soit peu.

Je suis fâché que des élus voisins se soient montrés si récalcitrants et qu'ils n'aient su trouver le jour de la séance inaugurale une autre tonalité dans leur expression. Il n'y a pas que les grincheux qui ont droit au chapitre et en tant que citoyen j'aurais apprécié que cette journée là se déroule dans un autre état d'esprit plutôt que dans la manifestation d'une mauvaise humeur, d'une détestation et d'un mécontentement de travailler avec les Valentinois. Je trouve cela particulièrement déplaisant de la part de ces élus d'avoir montré ce visage là et de n'avoir pu faire autrement que de montrer le rejet pur et simple de toute idée d'association avec nous.
Je trouve regrettable de surcroît que le candidat UMP ait utilisé cette occasion là pour faire feu de tout bois et qu'au lieu de dépasser les clivages et de se montrer à la hauteur des enjeux de sa ville (et ceux de son époque), il se soit vautré dans la politicaillerie de bas étage, incitant les uns et les autres à l'incivisme. Ce n'est pas digne d'un prétendant au poste de maire de Valence. Que fera-t-il s'il est élu ? Il annulera l'adhésion de la ville de Valence de Valence-Romans Agglo ? Il refusera d'en assumer la présidence ?...A-t-il bien conscience de la portée de ses actes, voit-il plus loin que le bout de son nez lui aussi ? J'en doute désormais et j'espère que les électeurs vont apprécier son manque de vision (disons limitée) et le peu d'intérêt qu'il porte à l'avenir de sa ville et de son agglomération. C'est quoi cette attitude ? Peut-il de temps en temps nous prouver qu'il n'est pas animé que par des inspirations clientèlistes ? Là, à enfourcher son cheval blanc pour des causes rétrogrades, il ne donne pas franchement envie de voter pour lui.

Ca aurait dû être pacifique et festif commes des retrouvailles entre membres d'une même famille et ils ont tout gâché par une attitude désespérément négative et non constructive. Si c'est ça la démocratie locale poussé à son extrême eh bien c'est triste à en mourir. Désolé de vous faire part de manière aussi tranchée de mon opinion mais elle fait face à l'attitude déplorable de ses élus.

Bien à vous.
Et vive Alain Maurice !

riri 14/01/2014 10:39

"On ne devrait pas pouvoir imposer à des communes - à qui la constitution reconnaît le droit à la libre administration - des regroupements qu’elles ne souhaitent pas."

Je ne suis pas d'accord avec cette vision des choses quand il s'agit de l'intérêt général de ce territoire. Si l'Etat n'était pas intervenu pour faire avancer ce dossier où en serions-nous aujourd'hui ? La démocratie ne se résume pas à la démocratie locale. Il y a des enjeux d'ordre supérieur à ceux du petit élu local qui défend ses seuls intérêts mais pas ceux de ceux qu'il est censé administrer et représenter. Nier l'évidence et la nécessité d'unir nos efforts dans une région qui comptera à moins de 100 km une métropole de 1 500 000 habitants, plus une autre à la même de distance de 500 000 âmes, refuser d'admettre la réalité et l'existence de ce bassin de vie, tergiverser pendant des lustres pour conserver ce qui est complexe et ce qui au final nuit à Valence (le morcellement territorial) n'est pas pour moi la solution. L'intérêt de Valence est d'être le moteur d'une agglo ayant une taille remarquable sinon cela ne sert à rien et il ne faut pas avoir d'ambition pour cette ville, son agglo et ce territoire autre que ceux que réclament les maires de ces hameaux que l'on nomme communes rurales : c'est à dire la tranquillité, l'endormissement généralisé, la mort des territoires. Ces territoires survivent grâce à la proximité de Valence et de Romans, l'ingratitude de ces élus est immense, honteuse, n'est pas digne des citoyens de ces communes qui voient un tout petit peu plus loin que le périmètre de leur village.

Les élus qui ont boycotté cette nouvelle instance ou tenté de "pourrir" la première séance ne sont pas glorieux et indignes de ceux qu'ils sont censés représenter. Ils ne leur font pas honneur. Refuser la réalité, ne prendre que ce qui est bon dans l'intercommunalité comme l'on consomme dans un supermarché en refusant de prendre sa part aux difficultés que rencontrent les villes n'est pas pour moi le signe d'une grande responsabilité, car enfin ces villages qui entourent Valence et Romans profitent largement de la proximité de ces villes. Et si le bassin d'emploi de Valence, si tout ce que cette ville propose comme services publics dans tous les domaines (santé, culture, éducation...) n'était pas là, il n'y aurait pas eu d'expansion démographique dans ses alentours. Cela suffit le mensonge de ces élus qui nient la réalité et invitent leurs concitoyens à se replier sur leur territoire comme seule issue.Tout cela va dans le sens du recroquevillement sur soi, de la philosophie du clocher de village totalement décalée dans ce contexte politique.
Les élus qui ont fêté à leur manière la naissance de cette nouvelle agglo en boycottant ou en polluant la séance inaugurale, en s'abstenant ne font pas honneur ni à leur région, ni à leurs concitoyens et l'Histoire les regardera comme de vieux réacs totalement dépassés par la réalité.

J'invite les citoyens de ces communes qui souhaitent pour leur territoire un autre avenir que celui de l'isolement, du repli sur soi, du déni des réalités et qui ont assisté à ce spectacle lamentable donné par les élus qui les représentent à leur infliger une petite leçon en ne les reconduisant pas dans leurs fonctions en mars prochain.

Bouchet 14/01/2014 12:09

Je crois que vous avez une vision tout à fait erronée de ceux que sont les "petits élus" qui ne verraient pas plus loin que le bout de leur village. Pour les avoir fréquenter de près depuis des mois, je puis affirmer que la grande majorité d'entre eux ont une vision large de l'avenir de leur territoire et de leur commune. Aucun d'entre eux ne refuse la perspective d'une intercommunalité qui est inscrite dans le devenir. Ce qu'ils refusent c'est une intercommunalité imposée qui l'a été sans qu'à aucun moment on ait accepté de simplement débattre de leurs arguments et de la solution alternative que nous soutenions. Personne ne veut le repliement sur soit mais nous condiérons que la fuite en avant dans une agglomération qui casse des espaces qui ont une vocation commun (Valence et les communes ardéchoises de la rive droite par exmple, qui ont déjà réalisé des unions (Tain séparé désormais de Rovaltain dont elle est fondatrice) ne répond pas aux besoins réels,
Quant à vos propres arguments, mesurez vous bien que vous reprochez aux autres de ne voir que leur intérêt local, mais vous construisez toute votre argumentation sur la défence des intérêts de Valence. Faites effort pour sortir de la vision purement locale pour penser plus large..... Ne reprochez pas aux autres ce qui est votre propre manière de voir les choses : l'intérêt de Valence !

Gège 12/01/2014 09:08

Voilà ce que signifie (et signifiera désormais) le passage à une territorialité "de réseaux métropolitains".
Cette réforme territoriale, voulue par Sarkozy, ne l'oublions pas, a reçu l'assentiment feutré des socialistes au pouvoir. Ils ont modifié la syntaxe des textes mais n'ont rien changé sur le fond.
"Citoyen, rappelle toi la réécriture à Lisbonne du TCE de 2005 et la manière subtile qu'ont eu les élus socialistes de s'abstenir au congrès de Versailles"!