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  • : Le blog de bouchet
  • : G. Bouchet la vie muncipale de Valence. Des réflexions sur la vie politique locale, départementale, nationale.
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 01:04

Hier soir, le président de l’agglomération a donné un nouvel exemple de sa conception très particulière de ce qu’est la démocratie.

Le code général des collectivités territoriales prévoit que les conseillers communautaires peuvent constituer des groupes selon la diversité des sensibilités qu’ils représentent. Ces groupes doivent disposer de moyens matériel et avoir accès aux différents supports de communication externe utilisés par la communauté. Dans des agglomérations de notre taille, le nombre d’élus exigés pour constituer un groupe se situe en général autour de 5. (A l’assemblée nationale, 15 députés sur les 577 peuvent constituer un groupe. A la région 5 conseillers sur  204 peuvent en faire autant).

Le président de Valence-Romans-Agglo a imposé que le nombre minimum d’élus nécessaires pour se déclarer « groupe » soit de 25 ! Notre assemblée compte 114 membres.

Ce chiffre de 25 ne relève pas du hasard. Lors de l’élection des vice-présidents, le mois dernier, les candidats qui se sont présentés contre les candidats officiels de la présidence ont réuni entre 20 et 24 voix, identifiant ainsi les contours d’une potentielle minorité d’opinion.(Sans compter les abstentions qui ont pu monter jusqu'à 45 lors de certains votes). En fixant à 25 le seuil nécessaire, le président rend quasiment impossible la constitution d’un groupe minoritaire, et ce d’autant que les oppositions qui s’expriment lors d’une vote à bulletin secret ont beaucoup plus de difficulté à apparaître lorsque le secret est levé ! Il a par ailleurs purement et simplement refusé de mettre aux voix ma proposition de permettre une constitution de groupe à partir de 5. Il a « justifié » son refus en déclarant qu’il ne voulait pas que l’agglomération devienne le lieu d’affrontements politiques ! (sic)

Il a été conforté dans son refus par la députée, 1ère secrétaire de la fédération du PS et vice-présidente de l’agglomération qui a abondé dans ce discours : l’agglomération ne doit pas être le lieu de polémiques. Que la 1ère des socialistes apporte ainsi son l‘appui  à un déni de démocratie perpétré par un président L.R, témoigne d’une complicité honteuse. Alors qu’elle-même n’a été que péniblement élue vice-présidente par 46 voix sur 111 votants, la décence aurait dû lui conseiller de se taire sur ce sujet de la représentation des minorités.

Par cette décision, il est clair que ce qui est visé c’est l’interdiction de toute expression publique d’une quelconque pensée divergente. Les citoyens doivent être maintenus dans l’illusion que les décisions de la majorité font l’objet d’un consensus absolu.

Un président, une vérité et une seule ! Circulez, il n’y a rien d‘autre à entendre.

Voila le credo à Valence-Romans-Agglo

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 11:00

Il l’a fait !

Manuel Valls : Non, je ne voterai pas pour Benoit Hamon. Cette élection présidentielle est folle et inédite et traduit une décomposition de la vie politique. Rien n’est joué dans cette élection présidentielle, ni pour le premier, ni pour le second tour. Oui, je voterai pour Emmanuel Macron car il ne faut prendre aucun risque pour la République. Je prends mes responsabilités. (..) Je n'ai rien à négocier. Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison.

Décomposition de la vie politique ! Bien sûr. Mais à qui la faute ?

Qui fait cocus les deux millions d’électeurs de la primaire qui ont cru qu’il pouvait y avoir des règles du jeu et quelles seraient respectées ?

Que reste-t-il du parti socialiste ?

Quelle est la crédibilité des candidats de ce « parti » aux législatives ?

Pauvre gauche et pauvre France !

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:35

Le prochain conseil communautaire de Valence-Romans-Agglo va voter le projet de budget 2017.

Ce sera le premier budget d’une agglomération élargie à 56 communes et regroupant 214 500 habitants. Il est donc difficile de faire une comparaison avec les budgets de la précédente agglomération.

Nous observons que les dépenses de fonctionnement réelles sont prévues à hauteur de 117 104 405 euros avec un autofinancement (différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement) de 11 298 800 euros. Cet autofinancement sera évidemment très insuffisant pour couvrir les investissements envisagés On aura donc recours à l’emprunt à hauteur de 25 500 000 euros ce qui n’est pas négligeable !

Le produit attendu des différentes taxes est de 88 998 000 euros

La masse salariale serait de 39 841 684 euros.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:22

La vague migratoire en direction d’En marche prend une ampleur qui confine à la crise !

De tous les territoires voisins (P.S, PC, UDI, PRG, LR …) qui sont livrés à une cruelle guerre civile, on fuit vers cette terre promise qui bientôt va être saturée d'immigrants. Les responsables de l’accueil envisagent donc d’établir des quotas pour l’accueil de tous ces malheureux qui doivent quitter leurs bases.

On veillera surtout à essayer de distinguer les authentiques réfugiés, les immigrants par conviction, des réfugiés pour convenance personnelle et on avertit : il n’y aura pas de la place pour tous.Beaucoup voudraient être appelés mais peu seront élus !

Non mais !

« En marche » ne peut pas accueillir toute la misère politique du moment !

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:14
Chronique collective parue dans le Figaro : Jean-Pierre Chevènement, Marie-Françoise Bechtel, Éric Conan, Franck Dedieu, Coralie Delaume, Éric Delbecque, Estelle Folest, Jean-Pierre Gérard, Christophe Guilluy, Emmanuel Lévy, Michel Onfray, Jean-Philippe Mallé, Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Claude Revel et Paul Thibaud,
 
Nous avons connu l'Europe balbutiante, puis l'Europe triomphante, le temps est maintenant venu de l'Europe affaissée que même les coups de boutoir d'un Trump ne réveillent pas. À ces phases d'une «construction» dont le ciment est aujourd'hui irrévocablement fissuré ont correspondu de la part des peuples d'abord l'indifférence, puisla résignation («c'est l'Europe»), enfin le rejet. Une seule certitude aujourd'hui: l'Europe ne va plus de soi. Trente années de dérégulation sur le marché et de mise sous contrôle des politiques nationales ont rendu ce constat aveuglant.

Le plus préoccupant dans l'affaire est l'incapacité de la classe politique dans son ensemble à répondre à cette nouvelle «crise de la conscience européenne». Les principaux partis de gouvernement se taisent ; ils ont enfin compris que l'invocation à «l'Europe mieux expliquée», à «l'Europe des projets», à l'Europe à laquelle «il faut redonner du sens», tout cela est dépassé. Mais ils n'osent franchir le pas vers une vision nouvelle.

En face d'eux, les casseurs d'Europe prédisent un avenir de tumulte: dénonciations désordonnées et improductives, confondant dans un même opprobre le tout marché et l'immigration incontrôlée, chez le Front national. Insoumission fondée sur la révolte des peuples chez Jean-Luc Mélenchon comme si la seule désobéissance aux règles et directives les plus choquantes tenait lieu en soi d'horizon politique.
Dans un appel lancé il y a quelques mois à la suite du Brexit, nous avions appelé à la réunion d'une conférence sur le modèle de la Conférence de Messine en 1955. Nous rappelions ce simple fait que, à la faveur de la crise, les peuples se réveillent d'une longue duperie politique. Nous disions que l'Europe ne suit pas un rêve de puissance politique et d'indépendance stratégique. Depuis ses débuts, elle nourrit à l'endroit des peuples une méfiance hautaine et fait de la Commission son auxiliaire technocratique, son agent réfrigérant des passions démocratiques. Aujourd'hui, six décennies plus tard,le vice contractuel entre les peuples d'Europe et les institutions apparaît dans sa vérité crue. Il faut donc revoir de fond en comble le contrat. Il faut le faire en gardant à l'esprit le triple objectif que dessine en creux le rejet populaire: une Europe démocratique, prospère, indépendante.
Union nouvelle

Comment y parvenir? Nous appelons aujourd'hui les chefs d'État et de gouvernement élus d'ici à la fin de l'année en France, en Allemagne, en Italie à lancer une invitation aux pays constituant le nouveau cercle fondateur: il serait composé des principaux pays membres en population et en PIB. Il s'agirait de réunir une conférence refondatrice - pourquoi pas à Rome? - qui poserait le socle de l'Union nouvelle. Son objet serait de redéfinir les principes essentiels fondant les institutions et les compétences de cette Union, principes qui seraient ensuite soumis au vote populaire par référendum - pourquoi pas le même jour? - dans chaque pays refondateur.

Cette conférence des refondateurs redéfinirait en profondeur la vocation des principales institutions actuelles de l'Union européenne: un Conseil des chefs d'État et de gouvernement, seule autorité chargée des grandes décisions avec droit de veto de chaque membre, un Parlement composé de délégations de parlementaires de chaque pays, une Commission chargée de la seule exécution des décisions du Conseil et du Parlement, une Cour de justice chargée d'arbitrer non d'imposer.La conférence déciderait aussi des domaines dans lesquels les compétences de l'Union seraient exercées: politique agricole, énergétique, recherche… La question de l'Europe de la défense serait quant à elle subordonnée à la ferme volonté d'une indépendance de l'Europe. À défaut de ce choix commun, devraient être envisagées des alliances partielles au cas par cas.

À l'issue des référendums approuvant cette refondation, des conventions composées de membres de gouvernements et parlements nationaux déclineraient le traité nouveau, en prévoyant le passage du système ancien avec sa réglementation foisonnante au système nouveau.

Ne nous résignons pas à laisser la crise de l'Europe faire de celle-ci un continent à la dérive dans un monde où se nouent les grands enjeux de demain. Ne laissons pas la génération qui vient dans un bateau ivre, conduit par des courants venus d'ailleurs. Est-ce trop demander à l'heure où la France va décider pour cinq ans de son destin?
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 09:54

J'ai évoqué hier la figure de Caton l'ancien et, du coup, j'en ai profité pour relire ses célèbres distiques. Quelques propos à méditer en cette période électorale  pour le moisn troublée

VIII.

Ne crois pas qu'un mortel coupable d'injustice

Tire profit de son péché ;

S'il couvre pour un temps son crime et sa malice,

Un jour rendra public ce qu'il avait caché.

 

XIII.

Ce qu'on t'aura promis d'un air de certitude,

Ne vas pas le promettre avant de l'obtenir.

Combien dans leur parole ont peu d'exactitude

Beaucoup savent promettre, et peu savent tenir.

 

XVIII.

Quand pour toi la fortune est la plus libérale,

Redoute en ses faveurs quelque revers fatal ;

Elle change souvent, et sa course inégale

Commençant bien, peut finir mal.

 

XXVII.

Fuis ces discours flatteurs qui tendent à séduire;

On ne flatte que pour duper.

Aux doux sons de la flûte un oiseleur attire

L'oiseau que dans le piège il tâche d'attraper.

 

Enfin

 

Nul ne jouit longtemps d'un bien que l'injustice

Lui vend aux dépens de la loi.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:32

Cette campagne électorale laissera certainement, plus que d’autres, des cicatrices difficiles à guérir.

JM Creisson le pointait il y a quelques jours sur son compte facebook à propos de ceux qui se réclament de la gauche : Qui évoque une révolte positive chez Mélenchon devient un gauchiste populiste, qui voit l’intérêt du renouvellement des idées chez Macron n’est plus qu'un social traitre irrécupérable, mâtiné de crypto droitier, qui dit que Hamon apporte des solutions novatrices n’est qu’un irresponsable revanchard ... Tous ça entre "camarades" qui, pour des raisons pas toujours avouables, oublient les véritables adversaires, autrement plus dangereux pour l'avenir du pays que le candidat trop à gauche, trop à droite, pas assez ceci ou cela...

On peut en dire tout autant s’agissant des gens de droite.

Essayons de nous souvenir du message du sage Caton : Ne soutiens jamais par colère quelque fait que ce soit, surtout s'il est douteux : La raison vainement t'offrira sa lumière, lorsque la passion te fermera les yeux.
 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:11

Les sondages ne sont que ce qu’ils sont : des indicateurs de tendance. Celle qu’ils dessinent aujourd’hui est claire.

Sondage Elabe pour BFMTV et L'Express (21 mars 2017) : Emmanuel MACRON : 26% ; Marine LE PEN : 24,5% ; François FILLON : 17% ; Jean-Luc MELENCHON : 13,5% ; Benoît Hamon : 11,5% ; Nicolas DUPONT-AIGNAN : 5% (+2)

Cette photo de l’opinion à l’issue du premier débat impose une réflexion. Séparés, Hamon et Mélenchon sont tous les deux à la rue pour le deuxième tour. Réunis ils jouent dans la cour des plus de 20 % et la gauche qu’ils représentent est qualifiable pour la finale.

Ces deux là ont donc une responsabilité historique à assumer : plomber durablement la gauche de progrès ou lui donner un avenir.

Lequel des deux aura le plus le sens de l’intérêt général pour prendre l’initiative qui s’impose ?

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 11:03

Exécuteur testamentaire de notre tante, nous avons, mon frère et moi, fait le nécessaire pour respecter ses décisions. Les choses ont été relativement aisées à l’exception de la mise en œuvre d’une clause qui consistait à faire bénéficier l’Institut Pasteur de Lyon du solde d’une assurance vie. La difficulté tenait au fait que cet institut n’existait plus à la date du décès de la donatrice. La solution raisonnable consistait, pour nous, à rechercher sur Lyon (ville où avait été soigné notre cousin) un organisme susceptible de recevoir la somme en jeu (plus de 100 000 euros) pour la consacrer à la recherche contre le cancer.

Notre notaire tardant à aboutir dans cette recherche, quelle ne fut pas  notre surprise de nous voir assignés devant le Tribunal pour non exécution d’une volonté testamentaire par l’Institut Pasteur de Paris se déclarant successeur naturel de celui de Lyon et réclamant le bénéfice de la donation.

Plutôt que de soutenir les frais d’un procès – dont nos avocats pensaient qu’il était parfaitement gagnable – nous avons souhaité une négociation : retrait de l’assignation contre remise des fonds. En effet, au final, si l’argent ne pouvait être remis à un institut de recherche lyonnais, l’essentiel était bien que le fruit de l’épargne de notre tante ne dorme pas sur un compte bloqué mais soit consacré à la recherche ce qui était manifestement son intention principale.

Il nous vient aujourd’hui comme un regret d’avoir opté pour cette solution après avoir appris, par une information du Canard enchaîné, relayée par Le Dauphiné Libéré de mercredi dernier que le directeur général de l'Institut Pasteur, Christian Bréchot, avait fait refaire son bureau pour un montant de plus de 100.000 euros. La découverte a été faite par la Cour des comptes, qui a épluché les factures de cet institut financé par des dons et des subventions de l'Etat.

Financer la réfection d’un bureau directorial n’était pas vraiment le souhait de notre tante ni le nôtre !

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:57

Dans la plupart des villes de la Drôme, le pourcentage de foyers fiscaux imposables sur le revenu est inférieur à 50%

Montélimar 37,21 % ; Bourg de Péage 38,48 % ; Valence 41,18% ; Portes les Valence 41,41 %

Romans 42,22% ; Tain 42,69 %  Bourg les Valence 44,31 % ;

Saint Paul 3 Châteaux : 50,44 % fait exception !

En moyenne, en 2015, les foyers fiscaux imposables du département ont versé 3 020,16 € d'impôt sur le revenu par foyer fiscal imposable.

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